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25 mars

Chroniques du confinement à Miami.

Ces petits rien qui changent tout !

Chroniques du confinement à Miami.

Début d’une vie sans école et en télétravail, même si, aux États-Unis, nous ne sommes pas complètement confinés dans tous les États. Je sais comme vous qu’il y aura un avant et un après COVID-19 pour l’humanité, pour ma fille de 10 ans qui s’interroge et m’interroge. Nous faisons face à un changement brutal de vie, d’une semaine à l’autre, quand notre génération se croyait préservée jusqu’à présent, sans avoir connu les dévastations auxquelles nos grands-parents et parfois nos parents ont fait face.

Nos enfants de l’étranger sont nés aux quatre coins du monde, ont grandi dans les vols long-courriers entre plusieurs continents : reviendra-t-on à cette ouverture sur le monde après le COVID-19, à cette mondialisation dite « heureuse » ? Rien n’est moins sûr alors que les frontières se ferment, qu’elles se fermaient déjà un peu plus tous les jours avant la crise, au moins vu des États-Unis, et que le risque est très grand que les esprits se ferment aussi.

Dans cette crise inédite, j’ai la chance d’être accompagnée par M. Matt, le professeur de mon fils de 5 ans, à qui je veux rendre hommage. Travailler tout en s’occupant de jeunes enfants est très éprouvant, mais je m’inspire de ses messages quotidiens pour rendre la journée un peu « normale », tout en expliquant aux enfants qu’on vit des temps exceptionnels. Je voudrais partager avec mes amis de Français du monde-adfe l’activité du jour, « safe », avec une pensée solidaire pour nos aînés qui sont loin en France, mais également si près car les maisons de retraite ne manquent pas dans notre quartier.

Alors voilà, cette semaine, on a dessiné, fait des collages avec des objets sans importance encore hier, comme du rouleau de papier toilette, écrit des petits mots et déposé quelques souvenirs dans la boîte aux lettres de la maison de retraite près de la maison. Sans se parler, on peut, je crois, être en communion par la pensée.

Ma grand-mère aurait apprécié, alors ça me rend heureuse.

Pour les jours et les semaines qui suivront, je recommande aux jeunes parents d’aider leurs enfants en capacité d’écrire, à tenir un journal quotidien afin qu’ils se remémorent cette période si particulière, et que les leçons que nous allons en tirer ne s’effacent pas.

Bon courage à toutes et à tous, et MERCI encore à toutes celles et ceux qui travaillent à notre sécurité.

Laure Pallez,
section Miami, Etats-Unis

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